Quelques explications sur le prix de nos chiots

Comprendre ce qui se trouve réellement derrière le prix d’un chiot
Le prix d’un chiot peut parfois questionner, surtout lorsqu’il existe des différences entre les élevages.
Je souhaite donc vous expliquer en toute transparence comment nous travaillons et quels sont les nombreux éléments qui entrent dans le prix de vente d’un chiot.
Chaque élevage possède sa propre façon de travailler, ses propres priorités et ses propres investissements. Le prix ne doit donc jamais être le seul critère de choix.
Pour notre part, nous avons fait le choix de privilégier la sélection, la santé, le bien-être, la qualité de l’élevage et le temps consacré à chaque chiot, plutôt que de chercher à produire le plus grand nombre de chiots possible.
Car derrière un chiot, il n’y a pas uniquement le coût de sa nourriture et de ses vaccins. Il y a tout un travail qui commence bien avant sa naissance.
1. LES FRAIS LIÉS AUX REPRODUCTEURS
Avant même qu’une portée existe, l’éleveur doit investir dans ses reproducteurs.
Acheter et élever un reproducteur
Si nous faisons naître et grandir nous-mêmes un futur reproducteur, il faut attendre qu’il atteigne l’âge et la maturité nécessaires avant de pouvoir envisager sa reproduction. Pendant tout ce temps, il faut bien évidemment subvenir à ses besoins : alimentation de qualité ; soins vétérinaires ; vaccinations et prévention ; entretien ; examens de santé ; suivi quotidien. Cela représente plusieurs années d’investissement avant même que le chien puisse avoir sa première portée. À l’inverse, lorsqu’un reproducteur adulte correspondant à nos critères est acheté, son acquisition peut représenter plusieurs milliers d’euros, selon ses origines, ses qualités, ses résultats de santé et son potentiel en élevage.
Les saillies extérieures
Nous ne pouvons pas utiliser systématiquement nos propres mâles. La sélection implique parfois de rechercher un mâle extérieur afin de travailler une lignée, d'améliorer certains critères ou tout simplement d'éviter une consanguinité trop importante. Il peut alors être nécessaire de faire appel à un étalon extérieur répondant à nos critères, ce qui peut représenter plusieurs milliers d’euros pour une saillie de qualité, auxquels peuvent s'ajouter : les déplacements ; l'hébergement ; les frais vétérinaires ; les examens nécessaires ; et parfois plusieurs déplacements lorsque la reproduction doit être programmée précisément. Le choix d’un étalon ne se fait donc pas uniquement en fonction de sa proximité ou de son prix.
2. LES CONFIRMATIONS ET LES EXAMENS DE SANTÉ
Notre objectif n’est pas simplement de faire naître de beaux chiots. Nous souhaitons travailler avec des reproducteurs correspondant aux caractéristiques de la race et dont la santé est suivie avec sérieux. Les reproducteurs destinés à produire des chiots LOF doivent répondre aux exigences applicables à la reproduction LOF, notamment en matière de confirmation. Nous accordons également une importance particulière aux examens de santé recommandés pour la race, en fonction des reproducteurs et des lignées travaillées. Ces examens peuvent représenter plusieurs centaines d’euros par chien, et certains doivent être renouvelés ou complétés selon les situations. C’est un investissement qui n’est pas toujours visible pour la future famille, car il intervient bien avant la naissance du chiot. Mais c’est justement ce travail en amont qui permet de faire des choix réfléchis concernant les reproducteurs et les mariages.
3. LA GESTATION : DES FRAIS AVANT MÊME LA NAISSANCE
Une fois la reproduction programmée, de nouveaux frais commencent. Afin de déterminer le moment le plus favorable à la reproduction, plusieurs dosages de progestérone peuvent être nécessaires. Une échographie est ensuite réalisée afin de contrôler la gestation. Une radiographie en fin de gestation permet également d’avoir une meilleure idée du nombre de chiots attendus et de préparer au mieux la mise bas. L’ensemble du suivi de gestation peut donc rapidement représenter plusieurs centaines d’euros. À cela s’ajoutent : l’alimentation adaptée de la future maman ; les éventuels compléments ; les consultations supplémentaires si nécessaire ; la préparation de la mise bas ; le matériel spécifique. Et malgré tout cela, une gestation n’est jamais garantie. Une femelle peut ne pas être gestante, avoir une très petite portée, rencontrer une difficulté ou malheureusement perdre une partie ou la totalité de sa portée. Les frais engagés restent alors à la charge de l’éleveur.
4. L’INSÉMINATION ARTIFICIELLE
Certaines reproductions chez le Poméranien peuvent nécessiter une insémination artificielle. Cela implique des rendez-vous supplémentaires, des analyses, une préparation et des frais vétérinaires qui peuvent facilement dépasser 500 €, selon la situation. Là encore, rien ne garantit qu’une gestation suivra. C’est une réalité de l’élevage que l’on ne voit évidemment pas lorsque l’on découvre simplement un chiot disponible à la vente.
5. LA MISE BAS ET LES ÉVENTUELLES URGENCES
Une mise bas peut parfois se dérouler parfaitement, mais elle peut également nécessiter une intervention vétérinaire. Chez une race de petit gabarit comme le Poméranien, certaines situations peuvent nécessiter une prise en charge rapide. Une césarienne peut représenter plusieurs centaines d’euros, souvent autour de 700 € ou davantage, selon l’urgence et les soins nécessaires. Et à cela peuvent s’ajouter les soins de la maman et des chiots. L’éleveur doit donc être capable d’assumer financièrement et matériellement des situations qui, par définition, ne sont pas toujours prévisibles.
6. LES PREMIÈRES SEMAINES : UNE SURVEILLANCE JOUR ET NUIT
Lorsque les chiots naissent, les dépenses et le travail ne font que commencer. Les premières semaines sont particulièrement importantes chez le Poméranien. Certains chiots peuvent avoir besoin d’aide pour téter, d’une surveillance renforcée ou d’une alimentation complémentaire. Dans certaines situations, il peut être nécessaire de nourrir un chiot au biberon toutes les 2h, jour ET nuit. Cela signifie que l’éleveur peut passer des nuits entières à : surveiller les chiots ; les peser ; vérifier leur prise de poids ; les nourrir ; surveiller leur température ; contrôler leur comportement ; intervenir au moindre signe inquiétant. Chaque chiot est suivi individuellement. Ce travail représente énormément de temps, de disponibilité et parfois des frais supplémentaires en lait maternisé, matériel et soins vétérinaires.
7. DU MATÉRIEL SPÉCIFIQUE POUR LES PORTÉES
Accueillir une portée dans de bonnes conditions nécessite également de nombreux équipements : caisse ou parc de mise bas ; parc à chiots ; balance ; matériel de chauffage ; lampes chauffantes ; biberons ; lait maternisé ; matériel d’hygiène ; alèses ; produits de nettoyage ; matériel de soins ; jouets et matériel d’éveil ; équipements de surveillance... Les très jeunes chiots ont besoin d’un environnement adapté et d’une température stable. Le matériel fonctionne jour ET nuit, particulièrement pendant le 1er mois. Il faut donc également prendre en compte l’électricité, l’eau, les machines à laver, le chauffage et tous les produits nécessaires à l’entretien quotidien. Ce sont des dépenses prises séparément, mais qui deviennent rapidement importantes.
8. UNE ALIMENTATION DE QUALITÉ
Nous ne souhaitons pas faire d’économies sur l’alimentation. La maman bénéficie d’une alimentation adaptée pendant la gestation et l’allaitement. Puis les chiots commencent progressivement leur transition alimentaire avec une nourriture adaptée à leur croissance. Lorsque cela est nécessaire, du lait maternisé est également utilisé. La qualité de l’alimentation représente donc un budget important, aussi bien pour les reproducteurs que pour les chiots.
9. LES SOINS VÉTÉRINAIRES ET LES FRAIS DE DÉPART
Avant de rejoindre leur famille, nos chiots bénéficient des soins nécessaires à leur âge. Cela comprend notamment : l’identification par puce électronique ; les vaccinations prévues selon leur âge ; les vermifugations ; les traitements antiparasitaires ; les contrôles vétérinaires ; le suivi de leur croissance et de leur état général. À cela s’ajoutent les frais liés aux éventuels soins ou consultations supplémentaires lorsqu’un chiot en a besoin. Un élevage sérieux doit également être capable de faire face aux imprévus.
10. LE LOF ET LA TRAÇABILITÉ
Nos chiots sont inscrits au LOF (Livre des Origines Français). Pour nous, le LOF est un élément important dans notre démarche d’élevage. Il permet notamment de disposer d’une généalogie officielle et d’une traçabilité des lignées, et de travailler dans le cadre de la sélection de la race. Les démarches administratives liées à la reproduction, aux déclarations de portée et à l’inscription des chiots représentent également des frais. Le LOF ne doit cependant pas être considéré comme une garantie absolue de santé : la santé dépend également de la sélection des reproducteurs, des examens réalisés, des lignées travaillées et de la qualité globale de l’élevage. C’est pourquoi nous considérons l’ensemble de ces éléments et pas uniquement le pedigree.
11. LES FRAIS PROFESSIONNELS ET ADMINISTRATIFS
Un élevage professionnel représente également une activité avec des obligations administratives et professionnelles. En tant qu’éleveuse déclarée, nous devons notamment prendre en compte : les cotisations sociales ; les impôts et charges liés à l’activité ; les frais administratifs ; les démarches auprès des organismes compétents ; les frais liés à la gestion de l’élevage ; l’entretien et le renouvellement du matériel. Ces frais ne sont évidemment pas directement visibles dans le prix d’un chiot, mais ils font partie de la réalité économique d’un élevage professionnel.
12. POURQUOI LE SPITZ EST-IL PLUS CHER QUE LE SAMOYÈDE ?
Cette question est importante puisque nos spitz sont proposés à 3 500 €, soit 1 000 € de plus que nos chiots Samoyèdes. La différence ne signifie absolument pas qu’une race a plus de valeur que l’autre. Elle s’explique par les spécificités de leur élevage :
Des portées beaucoup plus petites
Chez le Poméranien, nous avons en moyenne environ 2 chiots par portée, alors que chez le Samoyède nous avons en moyenne environ 6 chiots. Or, une grande partie des dépenses d’une portée existe quel que soit le nombre de chiots : suivi de reproduction ; dosages hormonaux ; échographie ; radiographie ; saillie ou insémination ; matériel ; surveillance ; alimentation ; mise bas ; éventuels soins vétérinaires... Ces dépenses doivent donc être réparties sur beaucoup moins de chiots chez le Poméranien.
A titre d'exemple, si 3 000 € de frais sont engagés pour une portée : 2 chiots = 1500 € de frais par chiot alors que : 6 chiots = 500 € de frais par chiot. Cet exemple permet simplement de comprendre pourquoi le coût de revient par chiot peut être différent entre les deux races.
Les Spitz sont gardés plus longtemps
C’est également une différence importante dans notre façon de travailler. En raison de leur très petit gabarit, nous souhaitons prendre davantage de temps avant de laisser partir nos spitz. Nous les gardons donc généralement plus longtemps que nos Samoyèdes, parfois deux semaines supplémentaires, voire jusqu’à 1 mois de plus, selon leur évolution. Nous voulons nous assurer qu’ils sont suffisamment autonomes, développés et robustes pour rejoindre leur nouvelle famille dans de bonnes conditions. Ces semaines supplémentaires représentent évidemment : plus de nourriture, plus de soins, plus de vermifugations, plus de nettoyage, plus de socialisation et surtout davantage de temps consacré à chaque chiot. Pour nous, le départ d’un chiot doit se faire lorsqu’il est prêt, et non simplement dès qu’il atteint un âge minimum.
13. LE TRAVAIL QUI NE FIGURE SUR AUCUNE FACTURE
Il existe enfin tout un travail impossible à chiffrer précisément : le temps passé avec les chiots, les nuits interrompues, le nettoyage plusieurs fois par jour, les machines à laver, la surveillance, les manipulations, la socialisation, l’éveil, l’observation du comportement de chaque chiot, la préparation de leur départ, les échanges avec les futures familles, les conseils avant et après l’adoption. Et surtout, la disponibilité permanente.
C’est ce travail quotidien qui permet également de connaître nos chiots individuellement et de les accompagner au mieux vers leur future famille.
14. NOTRE OBJECTIF : DES CHIOTS BIEN PRÉPARÉS À LEUR FUTURE VIE
Nous ne voulons pas simplement faire naître des chiots. Nous voulons leur donner les meilleures bases possibles. Nous accordons donc une attention particulière à leur éveil et à leur socialisation. Ils découvrent progressivement leur environnement, les manipulations, différents bruits et différentes situations de la vie quotidienne, toujours en fonction de leur âge et de leur évolution. Nous souhaitons également pouvoir conseiller les futures familles afin que le travail commencé à l’élevage puisse se poursuivre une fois le chiot arrivé dans son nouveau foyer.
15. UN CHIOT N’EST PAS UN PRODUIT
C’est probablement le point le plus important. Nous ne cherchons pas à produire le plus grand nombre de chiots possible. Nous avons choisi de travailler à notre manière, avec une attention particulière portée à nos reproducteurs et à chacune de nos portées. Derrière chaque chiot, il y a : des investissements, des frais vétérinaires, de l’alimentation, du matériel, du temps, des nuits, des imprévus et énormément d’engagement. Et même lorsque toutes les précautions sont prises, le risque zéro n’existe pas en élevage. Une gestation peut échouer. Une mise bas peut se compliquer. Un chiot peut nécessiter des soins supplémentaires. Une urgence vétérinaire peut survenir. L’éleveur doit pouvoir faire face à ces situations, même lorsqu’elles ne sont absolument pas prévues dans son budget initial.
Nous comprenons parfaitement que l’on puisse trouver des chiots moins chers. Mais nous pensons qu’au moment de choisir un chiot, le prix ne devrait jamais être le seul critère.
Nous vous encourageons à prendre le temps de poser des questions à l’éleveur : Les parents sont-ils LOF et confirmés ? Quels examens de santé ont-ils réalisés ? Les lignées ont-elles été étudiées ? Comment les chiots sont-ils élevés et socialisés ? Dans quelles conditions vivent-ils ? Quel suivi vétérinaire ont-ils reçu ? Combien de temps restent-ils auprès de leur mère et de l’éleveur ? Quels documents sont remis au départ ? L’éleveur reste-t-il disponible après l’adoption ? Que se passe-t-il si vous avez une question ou une difficulté après le départ du chiot ?
Le prix ne garantit pas à lui seul la qualité d’un élevage.
NOTRE VISION DE L’ÉLEVAGE
Nous sommes passionnés par nos races et nous souhaitons contribuer, à notre échelle, à leur préservation et à leur évolution dans le respect de leurs caractéristiques. Pour nous, élever signifie sélectionner, réfléchir aux mariages, suivre nos chiens, prendre soin des mamans et des chiots, les accompagner et assumer nos responsabilités envers eux. Nous souhaitons faire naître des chiots que nous serons fiers de confier à leur future famille. Car finalement, derrière 3 500 €, il n’y a pas simplement un chiot. Il y a tout le travail réalisé avant sa naissance, tout ce qui est mis en place pendant ses premières semaines et tout l’engagement que nous prenons pour lui donner le meilleur départ possible dans sa vie. Et surtout, il y a un compagnon qui, nous l’espérons, partagera de nombreuses années de votre vie.
Parce qu’un chiot n’est pas un achat impulsif : c’est un engagement pour toute une vie.
Pour faciliter votre projet, nous proposons également la possibilité d’un paiement en plusieurs fois selon nos conditions d'adoption.
Notre priorité restera toujours la même : faire les choses sérieusement, prendre soin de nos chiens et offrir à chacun de nos chiots le meilleur départ possible dans sa future famille ❤